Le Cirque des rêves

Couverture Le Cirque des rêves

Titre : Le cirque des rêves

Auteur : Erin Morgenstern

Editeur : Pocket

Prix : 8.10 €

Nombre de pages : 569

 

Quatrième de couverture : Il est arrivé comme par enchantement, dressant sous le ciel étoilé ses chapiteaux noir et blanc : Le Cirque des rêves. Approchez, Mesdames et Messieurs, petits et grands, entrez ! Ici se déroule plus que tours et acrobaties. Sous vos yeux ébahis, la véritable magie est à l’œuvre : deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s’affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l’enfance. Voués à se mesurer dans le plus prodigieux des défis, ils sont adversaires. Mais entre eux, une magie plus grande opère, celle de l’amour. Une passion ensorcelante qui pourrait leur être fatale …

Mon passage préféré : 

« Je vous ai déjà vu comme ça, dit-elle en resituant son vrai visage quelque part dans sa mémoire. Vous avez assisté à mes spectacles sous cette apparence.

– Vous vous souvenez de tous vos spectateurs ? demande Marco.

– Pas tous, non, répond Celia. Mais je me souviens des gens qui me regardent de cette façon.

– C’est-a-dire ?

– Comme s’ils ne savaient pas s’ils ont peur de moi ou envie de m’embrasser.

– Je n’ai pas peur de vous », dit Marco.

Mon avis : Quand j’ai commencé ma lecture, j’ai senti que quelque chose me dérangeait. Je n’ai cependant pas été capable de mettre le doigt dessus avant d’entamer le second chapitre. Tout est écrit au présent. C’est un style que je n’aime pas particulièrement parce qu’il place le lecteur en simple spectateur des événements et qu’on a ainsi plus de mal à entrer dans l’histoire. Mais après avoir dévoré Le Cirque des rêves en moins de vingt-quatre heures, je dois avouer qu’aucun autre temps n’aurait pu rendre ce récit aussi magique et poétique. C’est une véritable merveille. Erin Morgenstern est une artiste à part entière et ce premier roman qu’elle nous livre me donne définitivement envie de découvrir ses futurs chefs-d’œuvre. On a l’impression que le livre lui-même est l’une des attractions du Cirque. Plein de magie qui nous empêche inexplicablement de nous détacher de l’histoire, même après avoir tourné la dernière page. L’histoire démarre en 1873 et se termine de nos jours, sans être racontée dans l’ordre chronologique. On passe aisément du 19e au 20e siècle et de Paris à Boston avant de revenir en 1890 à Londres, sans perdre le fil. Les chapitres toujours précisément situés dans le temps et l’espace sont parfois ponctués de textes s’adressant directement au lecteur, de telle façon qu’on a l’impression de réellement déambuler entre les allées des chapiteaux. Chaque personnage et chaque décor ont été pensés avec une telle précision qu’on les visualise naturellement au fur et à mesure des sublimes descriptions. Les Soupers de minuit et les friandises du Cirque ont réussi à me donner faim. Les salles du labyrinthe ont réussi à m’éblouir. Celia et Marco ont réussi à me faire frissonner. La couverture en noir et blanc nous plonge dans une ambiance étrange et fascinante. Celle-là même qu’on retrouve tout au long du roman et à laquelle il ne manquait presque rien pour que Le Cirque des rêves fasse partie de la liste de mes coups de cœur.

Note : 18/20

Ce livre en un mot : Poétique

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Free Fall

Couverture Free fall

Titre : Free Fall

Auteur : Leah Raeder

Editeur : Prisma

Prix : 16.95 €

Nombre de pages : 362

 

Quatrième de couverture : Maise O’Malley vient de fêter ses 18 ans et rêve de faire des études de cinéma, mais elle qui prétend n’avoir peur de rien et ment souvent sur son âge a toujours eu l’impression d’avoir grandi trop vite. Quand elle rencontre Evan un soir d’été dans une fête foraine, l’attirance entre eux est immédiate, intense, et aurait dû rester sans lendemain. A la rentrée c’est le choc : Evan est en réalité son nouveau prof au lycée. Ensemble, ils se sentent vivre ; ailleurs, ils sont les acteurs qui jouent un rôle, mais ce jeu dangereux avec les interdits va les mettre en danger.

Mon passage préféré :

– Nous sommes sans âge. Nous existons hors du temps.

Evan sourit.

– Comme Jack et Rose.

– Ou la Belle et le Clochard.

Il éclata de rire.

– L’infirmière et le patient anglais.

– Louis et Lestat.

Il prit mon visage entre ses mains.

– Tu es la fille la plus courageuse que j’aie jamais rencontrée. Tout ce que tu as enduré dans cette famille de dingue, et pourtant, jamais un mot.

– Ou peut-être Louis et Claudia, dis-je avec un haussement d’épaules. Je suis la petite fille que tu as figée dans le temps parce que tu m’as cueillie telle une rose et fait de moi un vampire. Nous vivons ensemble depuis une centaine d’années, et je te déteste et pourtant je suis amoureuse de toi …

Mon avis : J’adore les histoires d’amour. Ceux qui me lisent depuis un certain temps le savent bien. Mais toutes les histoires d’amour ne me satisfont pas. J’ai besoin qu’elles ne soient pas faciles, limpides et sans entraves. Une relation taboue entre un professeur et son élève ? Banco ! Ça me parle. Et quand la couverture du roman est aussi belle, c’est le jackpot. C’est seulement après avoir refermé ce livre pour la dernière fois que je me suis aperçue qu’elle représentait les lumières de la fête foraine où se sont rencontrés Maise et Evan. Et je ne l’en ai trouvée que plus belle encore. L’écriture de l’auteur est agréable et assez originale. En effet, on se retrouve parfois au cœur du scénario de son roman/film. C’est très adapté étant donné que Maise veut devenir réalisatrice et qu’Evan est son professeur d’études cinématographiques. Les personnages sont torturés et on ne cesse de jongler entre l’enfant devenu adulte trop vite et l’adulte en quête de son enfance volée. Pour les deux personnages. Ils passent tous les deux de l’une à l’autre de ces personnalités plusieurs fois au court du récit. C’est plutôt déconcertant. On a parfois envie de leur dire de se réveiller et d’agir. Le bonheur leur tend les bras et ils s’enferment dans cette relation dangereuse sans vraiment en prendre conscience. Maise n’a rien qui la retient et Evan pourrait exercer son métier n’importe où. Mais je modifie l’histoire et elle n’aurait plus autant de charme si tout était si simple. Je regrette un peu la vulgarité de Maise qui n’était pas nécessaire. La traduction est correcte mais pas toujours juste (« Nous retournèrent ») ni dénuée de fautes de frappes et les quelques répétitions ne sont pas vraiment gênantes. Le film tourné par Wesley résume parfaitement la relation de Maise et Evan et j’aurais adoré pouvoir le regarder. Celui de Maise aussi. Depuis le début, je sentais qu’Evan cachait quelque chose et il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre de quoi il s’agissait. Je n’ai en revanche pas compris comment il est possible que Maise n’ai pas elle aussi relevé les quelques détails qui lui aurait permis de découvrir le passé de l’homme qu’elle aime. Quand elle le découvre, on sent venir la fin. Mais l’espoir n’est jamais très loin et plus la fin approche, plus on espère. Jusqu’aux dernières pages où on réalise que c’est bien fini. Maise s’en va, prend l’avion le cœur déchiré, les larmes roulant sur son visage, un siège vide à côté d’elle. Elle a l’impression qu’elle ne pourra jamais plus rire. Et le siège vide ne l’est soudain plus. Je déteste les histoires qui finissent mal. J’ai aimé ce roman …

 

Note : 15/20

Ce livre en un mot : Grisant

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Le coeur entre les pages

Couverture Le coeur entre les pages

Titre : Le coeur entre les pages

Auteur : Shelly King

Editeur : Préludes

Prix : 14.60 €

Nombre de pages : 373

Quatrième de couverture : Maggie, 34 ans, vient d’être licenciée de la start-up branchée de la Silicon Valley où elle travaillait. Que faire sinon traîner au Dragonfly, la pittoresque librairie de livres d’occasion ? Lassé de la voir végéter, Dizzy, son meilleur ami, lui propose de participer à un club de lecture. Au programme : L’amant de Lady Chatterley. Dans l’édition ancienne qu’elle déniche, Maggie découvre une mystérieuse correspondance amoureuse … Cette découverte va bouleverser la vie de la jeune femme et celle de la petite librairie menacée de fermeture par la concurrence. Le tout sous les yeux espiègles de Grendel, le chat qui a élu domicile parmi les rayonnages.

Mon passage préféré :

Ils avaient tous débarqué à l’heure de la fermeture, déjà gavés de poulet au curry et de thé glacé au tapioca, en quête d’un shoot de livres avant de se salir les mains avec le Troisième Reich. Je ne l’avais jamais avoué à Jason, mais ces clients étaient ceux qui me plaisaient. Ils échangeaient rarement les livres, en achetaient par camions entiers et les avalaient à la vitesse d’une imprimante Viking 18000 BTU. A côté d’eux, je consumais mon lot de romances hebdomadaire à la vitesse d’un four pour dînette. Comment trouvaient-ils le temps de lire, entre toutes les rediffusions de Doctor Who qu’ils regardaient, les guerres de messages qu’ils lançaient en ligne pour décider lequel des toubibs était le meilleur et les semaines de soixante heures qu’ils n’en passaient pas moins à travailler dans des bureaux modulaires de la Vallée, voilà qui restait pour moi un mystère. Sans compter qu’ils lisaient vraiment les livres qu’ils achetaient, au lieu de les feuilleter et de sauter les descriptions insignifiantes pour aller directement aux passages croustillants comme je le faisais. Ils retenaient des noms, des alliances, des langues, des cultures et des arbres généalogiques d’une complexité impossible. Et ils n’aimaient qu’environ un quart de ce qu’ils lisaient. Ils étaient en permanence à la recherche du livre unique qui satisferait tout à la fois leur désir d’intrigues hallucinantes, de magie stupéfiante et d’émotion qui vous prend au ventre. Et lorsqu’ils le trouvaient, ils traitaient l’auteur comme un dieu, ils étaient prêts à traverser le pays et parfois des océans pour assister à des conférences où il rencontreraient quelqu’un attaché aux histoires qu’ils aimaient. Ils vivaient dans la crainte d’être lâchés par les impies qui dirigeaient les maisons d’édition, ou que l’auteur meure avant d’avoir terminé sa série. Riez si vous voulez. Ou jugez-les pathétiques. Il n’empêche que j’aimerais bien voir Jonathan Franzen inspirer ce genre de passion.

Mon avis : Un livre sur les livres dont la couverture représente des rayonnages bourrés à craquer de romans et le haut de la petite tête tout mignonne d’un chat … Je ne pouvais pas ne pas m’y intéresser, bien que ce ne soit pas mon genre de lecture habituelle. Il s’agit d’un livre « détente », très « facile », à la limite de la chick-lit. Pas de prise de tête, quelques histoires d’amour, des personnages « normaux » et de belles références à la SFFF dans le cadre d’une vieille librairie décrépie dans laquelle n’importe quel lecteur compulsif rêverait de passer ses journées. J’avoue que si je devais envisager une reconversion professionnelle, je chercherais définitivement à travailler dans ce genre d’endroit. L’histoire est romantique et même si tout tourne autour de cette mystérieuse correspondance entre Henry et Catherine, on aime à découvrir les personnages magnifiques imaginés par Shelly King. On s’attache à eux et on a le coeur brisé quand il faut leur dire au revoir avant la fin du roman. Maggie est inspirante. Elle qui rêvait de retrouver son mode de vie d’avant son licenciement a été transformée par le Dragonfly et découvre que le vrai bonheur ne réside pas toujours dans un compte en banque bien approvisionné. Si vous aviez la possibilité d’obtenir un job de rêve avec le salaire qui va avec mais que cela entraînerait la perte de tout ce pour quoi vous avez toujours travaillé, de tout ce en quoi vous croyez, que choisiriez-vous ? Le style de l’auteur est très appréciable. Elle nous fait rire, réussi à nous tirer quelques larmes. Il y a même eu ce moment que j’attends toujours dans un livre quand je le commence : celui de la révélation incroyable qui me fait arrêter ma lecture pendant quelques secondes, le temps de réaliser ce qui vient de se passer, qui me fait me dire ensuite que je dois absolument découvrir la suite et qui enfin me fait me maudire moi-même de ne pas lire assez vite. Et je peux vous assurer que cela n’arrive pas souvent. Alors bravo, Shelly King. Vous avez réussi à m’emporter avec votre histoire et à me donner envie de lire encore plus, si c’est seulement possible …

Note : 16/20

Ce livre en un mot : Romantique

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Cinquante nuances de Grey, tome 4 : Grey

Couverture Cinquante nuances de Grey, tome 4 : Grey

Titre : Cinquante nuances de Grey, tome 4 : Grey

Auteur : E. L. James

Editeur : JC Lattès

Prix : 17 €

Nombre de pages : 556

 

Quatrième de couverture : Christian Grey contrôle tous les aspects de sa vie : son monde est ordonné, organisé et désespérément vide, jusqu’au jour où Anastasia Steele tombe la tête la première dans son bureau. Il tente de l’oublier, mais il est emporté dans un tourbillon d’émotions qui le dépassent. A l’inverse des autres femmes, Ana l’ingénue semble lire en lui à livre ouvert, et deviner un cœur d’homme blessé derrière l’apparence glacée du magnat des affaires. Ana pourra-t-elle effacer les horreurs que Christian a connues dans son enfance et qui ne cessent de le tourmenter ? Ou est-ce que la face sombre de la sexualité de Christian, son goût exacerbé du pouvoir et son peu d’estime de soi auront raison des sentiments de la jeune femme ?

Mon passage préféré :

« J’aime t’écouter jouer. Je t’aime, Christian. »

Ana. Reste avec moi. Tu es à moi. Je t’aime aussi.

Je me réveille plein d’entrain.

Aujourd’hui, je vais reconquérir Ana.

Mon avis : D’aucuns diront qu’il s’agit de surfer sur la vague du succès et que tant qu’on peut gagner un maximum d’argent avec une franchise, on y va à fond. ET ALORS ? Si ça marche, tant mieux. C’est que le public en demande encore et qu’il aime ça. Quand il n’en voudra plus, ça fera un flop et les responsables arrêteront les frais. E. L. James a répondu à l’attente de ses millions de fans – dont je n’ai pas honte de dire que je fais partie – et c’est clairement réussi. Combien de fois Ana rêve-t-elle de connaître les pensées de son amant ? Un millier, au moins ! Et nous y avons totalement accès juste en ouvrant un livre dont la couverture est – soit dit en passant – magnifique. Après la lecture de Cinquante nuance de Grey, nous avions plusieurs questions auxquelles seul Christian pouvait répondre. Maintenant, tout s’éclaire ! Pourquoi refuse-t-il qu’on le touche ? Quelle est cette fameuse urgence qui l’a obligé à rentrer précipitamment à Seattle ? Alors évidemment, on n’apprend rien de neuf si on a déjà lu l’intégralité de la première trilogie. Mais ce tome est tellement plus sombre que celui du point de vue d’Ana qu’on a malgré tout l’impression de découvrir une nouvelle histoire. On entre de plein pied dans l’esprit torturé et pervers de Christian. Et on ne peut qu’apprécier ! Je vous explique tout de suite cette remarque : pourquoi lire Grey si on n’a pas aimé Cinquante nuances ? Quel est l’intérêt ? Ceux qui ont aimé (ou du moins n’ont pas trouvé gênante) l’écriture d’E. L. James et qui sont tombés raides dingues du personnage de Christian (homme mystérieux, sexy, riche, intelligent …) ne peuvent qu’aimer ce nouveau tome. Avec son langage et ses pensées crus, sans le voile d’innocence qu’apportait Ana, on découvre le passé traumatisant de Christian, la façon dont il l’a vécu. Il se révèle finalement plus humain qu’il ne veut bien le faire croire et on comprend un peu mieux cette tendance à vouloir contrôler tous les aspects de sa vie. L’auteur a confirmé la sortie prochaine des tomes 5 et 6, respectivement Cinquante nuances plus sombres et Cinquante nuances plus claires du point de vue de Christian. Deux nouveaux épisodes pour nous permettre de découvrir si l’homme est un monstre, ou le monstre un homme.

Note : 18/20

Ce livre en un mot : Intense

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Le feuilleton de Thésée

Couverture Le feuilleton de Thésée

Titre : Le feuilleton de Thésée

Auteur : Murielle Szac

Editeur : Bayard jeunesse

Prix : 19,90 €

Nombre de pages : 280

Quatrième de couverture : Enfant, Thésée avait l’habitude d’observer la mer. Qu’allaient lui apporter les flots agités ? Des réponses sur sa mystérieuse naissance ? Est-il le fils de Poséidon, le dieu de la Mer, ou celui d’Egée, le roi d’Athènes ? Des nouvelles de son cousin Héraclès, le grand héros, dont il aime entendre les folles aventures ? Mais surtout, le petit Thésée attend le début de sa vie d’homme. Il assimile les leçons de son maître Connidas, qui l’aideront à agir avec courage lorsqu’il deviendra, lui aussi, un héros. Lui qui vaincra le terrible Minotaure. Lui qui saura accueillir OEdipe et Antigone. Lui qui créera la démocratie et construira sa vie, jour après jour, en nous montrant qu’il n’y a pas de réussite sans échec, de gloire sans efforts, ni même de bonheur sans douleurs.

Mon passage préféré : 

« Mes frères ont l’un et l’autre une vie amoureuse dispersée, et j’ai de nombreux neveux de par le monde … Que me vaut l’honneur de votre visite ? » Thésée sentit un malaise le gagner. Cette conversation était bien trop polie pour être normale. Pirithoos, inconscient, poursuivit : « Eh bien, cher oncle, nous sommes venus te demander de nous laisser repartir avec Perséphone, ta femme, car un oracle m’a prédit qu’elle serait mienne. » Thésée en eut le souffle coupé. Comment cet imbécile osait-il présenter une telle requête ? Pourtant, à sa grande surprise, Hadès ne réagit pas. Il se contenta de répondre : « Avec grand plaisir, cher neveu. Donnez-vous la peine de me suivre jusqu’à mon palais. »

Mon avis : Il y a déjà plusieurs années que j’ai repéré cette collection. Je ne suis pas une grande admiratrice des récits mythologiques, mais j’avoue que j’aime ces histoires emplies de magie et de monstres tous plus horribles les uns que les autres. Il s’agit là du deuxième volet. J’ai maintenant hâte de découvrir le premier et le troisième, Le feuilleton d’Hermès et Le feuilleton d’Ulysse. Etant basés sur des personnages différents (bien qu’ayant peut-être une relation entre eux), il n’est pas nécessaire de lire ces récits dans l’ordre de leur sortie pour les comprendre. Comme je le disais, j’aime ces histoires. Je n’aurais cependant pas pris la peine de chercher à les découvrir un peu plus sans ce format exceptionnel. En effet, Murielle Szac a choisi de présenter la mythologie grecque en cent épisodes. C’est pour cette raison que l’on parle de « feuilleton ». Bien plus intéressants que Les feux de l’amour, chacun des épisodes du feuilleton de Thésée nous dévoile une partie de sa vie, chronologiquement. J’ai été un peu déçue au début car à mon sens, il s’agissait plutôt du feuilleton d’Héraclès (Hercule si vous préférez). Thésée assiste incognito à ses exploits et bien que j’ai apprécié les découvrir sous ce jour, il me tardait de reprendre le cours de la vie de son jeune cousin. Après tout, c’était pour cette raison que j’avais choisi ce livre. Finalement, les tâches accomplies par Héraclès servent à appréhender différemment la vie très remplie de Thésée. Alors que l’omniscience nous fait en général apprécier un récit, je l’ai ici trouvée très frustrante. Connaître les intentions de chacun m’a fait plusieurs fois regretter de ne pas être présente pour souffler au héros de ne pas entrer dans tel ou tel piège. Mais c’est aussi ce qui fait que j’ai adoré suivre les aventures de l’homme qui a vaincu le Minotaure. Je me suis parfois un peu perdue dans la foultitude de personnages mais pas pour très longtemps. Et le résumé de l’épisode précédent avant chaque nouvelle étape est très agréable si on choisit de prendre son temps pour lire ces 280 pages. La plume de l’auteur est légère et elle ne s’éternise pas en détails insignifiants. Murielle Szac va droit au but et il vaut mieux car les épisodes sont très courts et relatent chacun une nouvelle aventure. Ils ont été créés pour la lecture partagée, à voix haute et de ce fait, ils se terminent presque tous par un cliffhanger, pour ménager le suspense jusqu’à la prochaine lecture. J’ai beaucoup aimé ce format, même si j’ai lu l’ouvrage d’une traite. Redécouvrir la mythologie grecque est toujours un plaisir.

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Intéressant

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Double sens

Couverture Double sens

Titre : Double sens

Auteur : Lauren Barnholdt

Editeur : Castelmore

Prix : 14.90 €

Nombre de pages : 311

 

Quatrième de couverture : Courtney n’avait absolument pas prévu de tomber amoureuse de Jordan. Ni Jordan de Courtney, à vrai dire. Elle est obsédée par l’ordre et les listes et lui est incapable de prendre quoi que ce soit au sérieux. Ils forment un couple improbable … et génial ! Jusqu’au jour où Jordan rompt. Courtney ne l’a pas vu venir non plus. Hors de question de rester en présence de c traître une minute de plus ! Sauf que les amoureux avaient prévu de faire la route ensemble jusqu’à l’université, dans la voiture de Jordan. Trois jours d’enfer assis à moins d’un mètre l’un de l’autre … Attention, mauvaise foi et règlements de comptes à l’horizon !

Mon passage préféré :

– Et tu l’as crue ? lancé-je, incrédule. Tu te fous de ma gueule ? ajouté-je, empruntant à mon frère son expression favorite. Elles se disent tout ! Absolument tout ! Courtney connaît probablement la taille de ton sexe !

B. J. laisse échapper un hoquet. Parce que je hurle, ou parce que Courtney pourrait connaître la taille de son sexe ? Peut-être un peu des deux.

Mon avis : Puisque l’été vient tout juste de commencer, je me suis plongée avec régal dans cette romance estivale. Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce livre, c’est l’alternance des points de vue de Jordan et de Courtney parce que non seulement ils parlent à tour de rôle de leur voyage, mais en plus ils présentent leur relation d’avant ce road-trip. Chaque chapitre commence par le nom du personnage qui raconte (Courtney ou Jordan), le temps de l’action (avant, pendant ou après le voyage) et le nombre de jours écoulés avec l’heure exacte. C’est tellement précis qu’on a réellement l’impression de vivre leur histoire à la seconde près. Et on s’identifie parfaitement à eux puisqu’on a accès à toutes leurs pensées et tous leurs sentiments. Le récit est très rythmé, l’intrigue ne faiblit pas une seconde. Du coup, ce roman se lit très vite. D’autant que le style de l’auteur est fluide et agréable. Les deux protagonistes sont attachants, surtout Jordan. Les autres personnages le sont beaucoup moins. B. J. est vulgaire, Jocelyn insupportable, Lloyd est un vrai crétin et je vous laisse découvrir l’ampleur de la couardise du père de Courtney. Heureusement, on les oublie vite pour se consacrer pleinement à Courtney et Jordan. Il est cependant dommage qu’on n’en sache pas plus sur les répercussions des révélations de la fin du roman pour leur entourage. Je suis particulièrement friande de fictions Young Adult, même si tout est plus ou moins évident (parfois même très prévisible). Double sens ne fait pas exception à cette règle tacite mais personnellement, je n’en demande pas plus à ce que j’appelle une « lecture-détente ». C’est tout à fait le genre de livre qu’on apporterait volontiers dans son sac de plage ou au bord de la piscine. J’ajoute un tout petit commentaire plutôt négatif pour la couverture : l’éditeur a eu une bonne idée en illustrant cette histoire par la photographie d’une voiture, étant donné qu’il s’agit d’un road-trip. Mais il aurait au moins pu choisir le modèle de véhicule que conduit Jordan, soit un genre de 4×4 … et pas un cabriolet.

Note : 16/20

Ce livre en un mot : Ensoleillé

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Les bouquins de Stala #3 – A la recherche des câlins perdus, Giulio Cesare Giacobbe

Salut les petits caramels!

J’espère que vous allez bien!
Moi en ce moment je suis un peu débordée par les cours et le reste, résultat j’ai déjà du mal à regarder les séries, alors les commenter…
Je suis vraiment désolée, mais je ne vous oublie pas!
Cette semaine je vous présente « A la recherche des câlins perdus », un bouquin de psycho!
(étonnant de ma part… mais celui il vaut le coup!)

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Trois personnalités coexistent en chacun de nous : l’enfant, qui a toujours besoin qu’on lui fasse des câlins, l’adulte, qui se suffit à lui-même, et le parent, qui dorlote les autres.
C’est sur l’équilibre de ces trois personnalités que se jouent notre bien-être et notre rapport aux autres, notre bonheur.
Dans la nature, chez les animaux et normalement chez les humains, elles s’épanouissent harmonieusement à un rythme précis.
Malheureusement, dans les sociétés industrialisées riches et hyper-protectrices, l’évolution naturelle ne se fait pas.
Nous restons des enfants.
Et c’est la base de toutes nos névroses.
Insatisfaction, difficultés d’adaptation, dépression, possessivité, peur, phobie, panique, angoisse, dépression sont les manifestations d’une personnalité infantile qui n’a pas grandi, toujours en quête d’amour, de sécurité, de câlins.
Giulio Cesare Giacobbe, philosophe et psychothérapeute, nous enseigne avec légèreté et humour à rester enfant en sachant être humble, à devenir adulte en apprenant à nous défendre, et à être un parent en apprenant à aimer.

Alors je suis tombée sur ce livre lors d’une excursion à la FNAC (they will be my undoing), et au début, c’est la couverture et le titre tous mignons qui m’ont interpellée.
Puis j’ai lu le résumé et je me suis dit oh un livre de psycho, bof… mais le thème était intéressant et le livre s’adressait aux « couples et aux célibataires » et mon petit coeur-chamallow a voulu en savoir plus.

Je l’ai donc acheté et vraiment j’ai adoré.
C’est HYPER intéressant, très très bien expliqué et imagé
(l’auteur multiplie les comparaisons humains-chats, c’est super fun!).
Le style de l’auteur est vraiment génial, ça se lit quasiment comme un roman
(ouais quasiment parce que bon on n’est pas idiots non plus on sait que c’est pas un roman you know what I mean?)

Enfin voilà moi j’ai adoré, on reconnaît forcément quelqu’un dans les descriptions, les conseils sont bien, rien à redire!
Un détail m’a agacée au début mais je m’y suis habituée: lorsque l’auteur émet une idée importante, il la répète tout de suite une deuxième fois en la mettant en exergue.
C’est chiant parce que ça donne la sensation de lire un cours, avec les mots clés surlignés au Stabilo.
Mais bon après tout ça reste un bouquin de psycho, je comprends cette envie de souligner les points importants, et comme je l’ai dit, on s’y fait!

Les petites notes de bas de pages sont de petites pépites!

Voilà voilà un livre qui m’a bien plu, tellement que je l’ai déjà offert à 3 amis!
Filez l’acheter, garnements!

Love,
-S.

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