Captive, tome 1 : Les nuits de Shéhérazade

Couverture Captive, tome 1 : Les nuits de Shéhérazade

Titre : Captive, tome 1 : Les nuits de Shéhérazade

Auteur : Renée Ahdieh

Editeur : Hachette

Prix :  18 €

Nombre de pages : 425

 

Quatrième de couverture : Chaque soir, le jeune calife du Khorassan prend une nouvelle épouse ; chaque matin, il la fait assassiner. Consciente du terrible sort qui l’attend, Shéhérazade se porte pourtant volontaire : elle est prête à tout pour venger les récentes épousées, et en particulier son amie d’enfance Shiva. Chaque aube est une menace de mort mais la jeune fille échappe jour après jour à l’exécution en narrant des contes à rallonge au calife. Chaque jour, Shéhérazade tisse une stratégie pour tuer celui qui est désormais son époux. Mais ce qui se trame aussi, c’est l’amour qu’elle se met peu à peu à éprouver pour lui …

Mon passage préféré : 

– Je ne veux voir l’aube qu’avec toi.

Mon avis : Coup de cœur ! Dès la fin du second chapitre, j’ai su que ce roman serait exceptionnel. Le décor est incroyable. Renée Ahdieh emploie les mots justes. Les senteurs, les saveurs, les tissus et le langage nous transportent en Iran en un battement de cils. En fermant les yeux, j’ai pu respirer le sable chaud, goûter le lavash, sentir la douceur du shamla de Shéhérazade glisser sur ma peau et comprendre d’instinct cette langue si sensuelle. Apparemment, ce livre aurait fait un buzz à sa sortie et était attendu par beaucoup de monde. Avant de le voir apparaître dans la liste des sorties du mois de septembre, je n’en avais jamais entendu parler. Et c’est bien évidemment sa couverture sublime qui m’a attirée, dans un premier temps. Inspiré des contes des Mille et une nuits, ce premier tome n’est pas un livre d’action. Il ne se passe pas grand-chose en dehors des interactions entre les différents personnages, jusqu’aux derniers chapitres. Mais ce n’est absolument pas rébarbatif. Tous les personnages sont tellement intenses et les sentiments qui les lient sont profonds et irrévocables. On rit avec eux, on souffre avec eux. La plume de l’auteur est fluide et le vocabulaire en langue étrangère est expliqué au fur et à mesure par des notes en bas de page. Du fait de l’époque à laquelle se déroule l’histoire, le langage est plutôt soutenu, ce que j’adore. Le récit est écrit à la troisième personne mais il arrive que le lecteur se retrouve directement plongé dans les pensées de certains personnages. Les réparties de Shéhérazade sont drôles et cinglantes. A chaque fois qu’elle parle, c’est jubilatoire. On navigue entre l’histoire d’amour, les conflits politiques et la magie. A plusieurs reprises, je me suis dit que ce dernier thème n’avait pas vraiment sa place dans l’histoire. Cette part de fantastique est cependant essentielle. La malédiction qui pèse sur Khalid est claire dès le départ mais on en ignore les raisons jusqu’à la dernière partie du récit. La suite est prévue pour le mois de mai 2016 aux Etats-Unis. J’ai hâte de retrouver Shéhérazade et Khalid dans ce second tome qui promet d’être plus riche en action, magie et amour.

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Dépaysant

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