Le Cirque des rêves

Couverture Le Cirque des rêves

Titre : Le cirque des rêves

Auteur : Erin Morgenstern

Editeur : Pocket

Prix : 8.10 €

Nombre de pages : 569

 

Quatrième de couverture : Il est arrivé comme par enchantement, dressant sous le ciel étoilé ses chapiteaux noir et blanc : Le Cirque des rêves. Approchez, Mesdames et Messieurs, petits et grands, entrez ! Ici se déroule plus que tours et acrobaties. Sous vos yeux ébahis, la véritable magie est à l’œuvre : deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s’affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l’enfance. Voués à se mesurer dans le plus prodigieux des défis, ils sont adversaires. Mais entre eux, une magie plus grande opère, celle de l’amour. Une passion ensorcelante qui pourrait leur être fatale …

Mon passage préféré : 

« Je vous ai déjà vu comme ça, dit-elle en resituant son vrai visage quelque part dans sa mémoire. Vous avez assisté à mes spectacles sous cette apparence.

– Vous vous souvenez de tous vos spectateurs ? demande Marco.

– Pas tous, non, répond Celia. Mais je me souviens des gens qui me regardent de cette façon.

– C’est-a-dire ?

– Comme s’ils ne savaient pas s’ils ont peur de moi ou envie de m’embrasser.

– Je n’ai pas peur de vous », dit Marco.

Mon avis : Quand j’ai commencé ma lecture, j’ai senti que quelque chose me dérangeait. Je n’ai cependant pas été capable de mettre le doigt dessus avant d’entamer le second chapitre. Tout est écrit au présent. C’est un style que je n’aime pas particulièrement parce qu’il place le lecteur en simple spectateur des événements et qu’on a ainsi plus de mal à entrer dans l’histoire. Mais après avoir dévoré Le Cirque des rêves en moins de vingt-quatre heures, je dois avouer qu’aucun autre temps n’aurait pu rendre ce récit aussi magique et poétique. C’est une véritable merveille. Erin Morgenstern est une artiste à part entière et ce premier roman qu’elle nous livre me donne définitivement envie de découvrir ses futurs chefs-d’œuvre. On a l’impression que le livre lui-même est l’une des attractions du Cirque. Plein de magie qui nous empêche inexplicablement de nous détacher de l’histoire, même après avoir tourné la dernière page. L’histoire démarre en 1873 et se termine de nos jours, sans être racontée dans l’ordre chronologique. On passe aisément du 19e au 20e siècle et de Paris à Boston avant de revenir en 1890 à Londres, sans perdre le fil. Les chapitres toujours précisément situés dans le temps et l’espace sont parfois ponctués de textes s’adressant directement au lecteur, de telle façon qu’on a l’impression de réellement déambuler entre les allées des chapiteaux. Chaque personnage et chaque décor ont été pensés avec une telle précision qu’on les visualise naturellement au fur et à mesure des sublimes descriptions. Les Soupers de minuit et les friandises du Cirque ont réussi à me donner faim. Les salles du labyrinthe ont réussi à m’éblouir. Celia et Marco ont réussi à me faire frissonner. La couverture en noir et blanc nous plonge dans une ambiance étrange et fascinante. Celle-là même qu’on retrouve tout au long du roman et à laquelle il ne manquait presque rien pour que Le Cirque des rêves fasse partie de la liste de mes coups de cœur.

Note : 18/20

Ce livre en un mot : Poétique

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