Free Fall

Couverture Free fall

Titre : Free Fall

Auteur : Leah Raeder

Editeur : Prisma

Prix : 16.95 €

Nombre de pages : 362

 

Quatrième de couverture : Maise O’Malley vient de fêter ses 18 ans et rêve de faire des études de cinéma, mais elle qui prétend n’avoir peur de rien et ment souvent sur son âge a toujours eu l’impression d’avoir grandi trop vite. Quand elle rencontre Evan un soir d’été dans une fête foraine, l’attirance entre eux est immédiate, intense, et aurait dû rester sans lendemain. A la rentrée c’est le choc : Evan est en réalité son nouveau prof au lycée. Ensemble, ils se sentent vivre ; ailleurs, ils sont les acteurs qui jouent un rôle, mais ce jeu dangereux avec les interdits va les mettre en danger.

Mon passage préféré :

– Nous sommes sans âge. Nous existons hors du temps.

Evan sourit.

– Comme Jack et Rose.

– Ou la Belle et le Clochard.

Il éclata de rire.

– L’infirmière et le patient anglais.

– Louis et Lestat.

Il prit mon visage entre ses mains.

– Tu es la fille la plus courageuse que j’aie jamais rencontrée. Tout ce que tu as enduré dans cette famille de dingue, et pourtant, jamais un mot.

– Ou peut-être Louis et Claudia, dis-je avec un haussement d’épaules. Je suis la petite fille que tu as figée dans le temps parce que tu m’as cueillie telle une rose et fait de moi un vampire. Nous vivons ensemble depuis une centaine d’années, et je te déteste et pourtant je suis amoureuse de toi …

Mon avis : J’adore les histoires d’amour. Ceux qui me lisent depuis un certain temps le savent bien. Mais toutes les histoires d’amour ne me satisfont pas. J’ai besoin qu’elles ne soient pas faciles, limpides et sans entraves. Une relation taboue entre un professeur et son élève ? Banco ! Ça me parle. Et quand la couverture du roman est aussi belle, c’est le jackpot. C’est seulement après avoir refermé ce livre pour la dernière fois que je me suis aperçue qu’elle représentait les lumières de la fête foraine où se sont rencontrés Maise et Evan. Et je ne l’en ai trouvée que plus belle encore. L’écriture de l’auteur est agréable et assez originale. En effet, on se retrouve parfois au cœur du scénario de son roman/film. C’est très adapté étant donné que Maise veut devenir réalisatrice et qu’Evan est son professeur d’études cinématographiques. Les personnages sont torturés et on ne cesse de jongler entre l’enfant devenu adulte trop vite et l’adulte en quête de son enfance volée. Pour les deux personnages. Ils passent tous les deux de l’une à l’autre de ces personnalités plusieurs fois au court du récit. C’est plutôt déconcertant. On a parfois envie de leur dire de se réveiller et d’agir. Le bonheur leur tend les bras et ils s’enferment dans cette relation dangereuse sans vraiment en prendre conscience. Maise n’a rien qui la retient et Evan pourrait exercer son métier n’importe où. Mais je modifie l’histoire et elle n’aurait plus autant de charme si tout était si simple. Je regrette un peu la vulgarité de Maise qui n’était pas nécessaire. La traduction est correcte mais pas toujours juste (« Nous retournèrent ») ni dénuée de fautes de frappes et les quelques répétitions ne sont pas vraiment gênantes. Le film tourné par Wesley résume parfaitement la relation de Maise et Evan et j’aurais adoré pouvoir le regarder. Celui de Maise aussi. Depuis le début, je sentais qu’Evan cachait quelque chose et il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre de quoi il s’agissait. Je n’ai en revanche pas compris comment il est possible que Maise n’ai pas elle aussi relevé les quelques détails qui lui aurait permis de découvrir le passé de l’homme qu’elle aime. Quand elle le découvre, on sent venir la fin. Mais l’espoir n’est jamais très loin et plus la fin approche, plus on espère. Jusqu’aux dernières pages où on réalise que c’est bien fini. Maise s’en va, prend l’avion le cœur déchiré, les larmes roulant sur son visage, un siège vide à côté d’elle. Elle a l’impression qu’elle ne pourra jamais plus rire. Et le siège vide ne l’est soudain plus. Je déteste les histoires qui finissent mal. J’ai aimé ce roman …

 

Note : 15/20

Ce livre en un mot : Grisant

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