Douze ans, sept mois et onze jours

Couverture Douze ans, sept mois et onze jours

Titre : Douze ans, sept mois et onze jours

Auteur : Lorris Murail

Editeur : Pocket

Prix : 13.90 

Nombre de pages : 301

Quatrième de couverture : Une cabane perdue dans les forêts du Maine. C’est là que Walden est abandonné par son père. A partir de maintenant, le garçon va devoir se débrouiller pour survivre dans les bois. Avec pour seule richesse quelques boîtes de conserve, un livre de Thoreau et une carabine. A la fin de chaque journée, Walden note son âge sur une écorce de rondin. Douze ans, sept mois et quatre jours, au moment où commence son apprentissage pour le moins étrange …

Mon passage préféré : 

– C’est ça qui t’inquiète ?

– Il n’y a pas de place pour deux, papa.

– En se serrant, non ?

– Même …

– Qu’est-ce que tu veux, qu’on tire au sort ?

– Tu ronfles, en plus, bougonna Walden. Et avec les haricots …

– Quoi ?

– Rien.

Mon avis : Je crois que je me suis autant ennuyée à la lecture de ce roman que Walden à la lecture des descriptions interminables de Henry David Thoreau. Les seuls passages que j’ai appréciés sont ceux vécus par Jack, le père de Walden. C’est-à-dire au tout début du roman et un chapitre juste avant la fin de l’histoire. Et même là, tout est beaucoup trop prévisible. Il est vrai que le synopsis laisse dubitatif et que le lecteur ne s’attend absolument pas à découvrir cette histoire. Mais dès les premières pages, on comprend rapidement ce qui s’est passé trois ans plus tôt et la raison pour laquelle Jack abandonne Walden dans la forêt semble couler de source. C’était trop évident. Même si je pense qu’il existait d’autres solutions que celle radicale pour laquelle il a opté, je ne voyais pas d’autres raisons à son choix. Les rencontres que fait Walden au cours de son périple sont totalement farfelues ! Appeler la fille de ferme Cheeta est ridicule. Son personnage l’est déjà bien assez. Inutile d’en faire des tonnes. D’autant que son apparition, ainsi que celle de son père, n’ont absolument aucune utilité pour le récit. Quant à Amy, je reste perplexe. On comprend parfaitement son caractère et son histoire personnelle mais je n’ai pas eu toutes les réponses que j’attendais à son sujet. De même pour la mère de Walden. Il manque beaucoup d’éléments au lecteur pour comprendre exactement les circonstances de son départ et on a envie de savoir ce qu’elle est devenue. D’autant que l’auteur nous laisse entrevoir un espoir de contact avec Walden. Le personnage de l’avocat est plus que détestable et les Crowder sont complètement fous. Cependant, il me semble que l’auteur n’a jamais eu l’intention de créer des personnages raisonnables. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est réussi. La fin est satisfaisante mais je me suis surprise à espérer un dénouement plus dramatique. Comme quoi, les histoires qui ne finissent pas trop mal ne sont pas forcément les meilleures.

 Note : 08/20

Ce livre en un mot : Décevant

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