Bienvenue au 42 Wallaby Way – Sydney

42 Wallaby Way - Sydney

42 Wallaby Way – Sydney

Les filles du 21e, c’est l’histoire de six copines folles-dingues : Sitara la parisienne, Diane la cinéphile, Gwen le canard, Laurinou le bisounours, Noémie la livrophage et Emma la geekette.

Diane et Emma se connaissent depuis un peu plus de 18 ans, c’est à dire depuis la naissance d’Emma, puisque Diane est sa grande sœur (sa néné, comme on dit par ici ^^)
Diane, Laure et Noémie se sont rencontrées en 2010, pendant leur DUT, et Gwen les a rejointes un an après, et c’est à la même époque qu’elles ont découvert Twitter et l’être merveilleux qui les y attendait : Sitara !
Et PAF ça fait des chocapics !
Des chocapics, des bêtises, des blagues (pas toujours) drôles, des fajitas, eeeeet ça fait aussi un blog !

Pourquoi ce blog ? Ben déjà, parce qu’on peut 😀
Et poui parce que les trucs entre copines c’est trop cool, et qu’on est des meufs trop cool, et on s’est dit qu’il était temps de partager notre coolitude avec le monde !
Donc bienvenue dans notre petit appart (un appart qui a un grand écran, une salle de jeu, une piscine et un dressing équipé de cuisine, c’est un petit appart, oui.)
Vous retrouverez dans chaque pièce l’une d’entre nous, qui vous fera partager ses passions, et invitera parfois les copines.

Diane vous accueillera donc dans son petit ciné privé, face au grand écran, et vous parlera… bah ciné x) No cell phones allowed !

Laure tient à votre disposition son dressing 10x plus beau et plus grand et plus cool que celui de Carrie Bradshaw, et là, confortablement assises sur ses fauteuils (ou à même la moquette, faites comme chez vous!), vous discuterez mode et potins ! Si vous venez la voir un jeudi, elle vous fera part de sa blague de la semaine, enjoy !

Noémie vous attend dans sa bibliothèque, telle Belle, et autour d’un thé elle vous dira tout sur ses dernières lectures 🙂

Gwenaëlle, notre petit canard, sera en train de s’éclater dans sa piscine musicale, casque sur les oreilles, mais si vous êtes gentils elle se fera un plaisir de partager ses goûts et ses trouvailles avec vous !

Emma la geekette sera devant sa console, allez la voir et prenez une manette si vous vous sentez prêt à la défier !

Enfin vous pouvez aussi passer par la chambre… comme l’a si bien dit Gwen, dans une chambre on peut faire plein de choses… dont dormir!
C’est donc sûrement une Sitara-Ronflex que vous trouverez ici, mais si vous regardez autour de vous, vous verrez ses coffrets de séries (et ceux qu’elle a piqué aux copines), les photos de ses voyages passés et futurs, et si vous fouillez bien, d’autres choses encore plus ludiques…

Au cours de votre périple vous risquez de tomber sur notre antre secret, notre petit Grévin à nous, ou sur notre placard sous l’escalier où on planque les cadavres … ou sur la cuisine, où il faudra faire attention… vous risquez l’orgasme buccal comme l’indigestion !

Bonne visite !

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Les garçons ne tricotent pas (en public)

Couverture Les garçons ne tricotent pas (en public)

Titre : Les garçons ne tricotent pas (en public)

Auteur : T. S. Easton

Editeur : Nathan

Prix : 15.95 €

Nombre de pages : 355

 

Quatrième de couverture : Après avoir volé de l’alcool dans un supermarché, Ben, 16 ans, doit suivre un « parcours de réinsertion pour jeunes délinquants » et, dans ce cadre, s’inscrire à un cours de tricot. Autant dire que ça ne l’enchante pas. Mais Ben accepte de jouer le jeu, tant que Megan (la fille dont il est amoureux), son père, ses copains … bref, tant que PERSONNE n’est au courant. Le hic, c’est qu’il se découvre une passion dévorante pour le tricot. Et bientôt, il ne pense plus qu’à ça : point mousse, douceur et couleur des laines, patrons compliqués. Au point de cacher des aiguilles sous son lit, de participer à des concours, de vendre ses créations sur Internet et de transformer sa vie … en grosse pelote de mensonges impossible à démêler !

Mon passage préféré :

                J’ai fini par parler à Megan aujourd’hui au lycée. Elle se baladait avec Freya Porter. Je les ai suivies un moment, hors de vue, guettant ma chance. J’ai cru qu’elle se présentait quand Freya est allée aux toilettes, et que Megan m’a donné l’impression qu’elle allait rester dehors à l’attendre. Mais à ce moment-là, Freya lui a dit un truc qui a dû la convaincre qu’elle avait besoin d’y aller aussi, et elles sont entrées toutes les deux. Qu’est-ce qu’elles trafiquent à plusieurs là-dedans ? C’est comme les sages-femmes ? Elles se tiennent la main ? Elles s’encouragent à pousser ?

Mon avis : Avec la tendance du DIY (Do It Yourself = Fais-le toi-même) de plus en plus appréciée et répandue, je n’ai pas pu résister à l’appel des aiguilles et me suis mise au tricot depuis Noël. Je prends mon temps. Un rang par-ci, trois rangs par-là. Du coup, quand j’ai vu ce livre sur mon bureau, je me suis jetée dessus. Je remercie donc infiniment l’Espace Cuturel Leclerc d’Issenheim de toujours offrir des cadeaux géniaux à la bibliothèque de Bollwiller, où je travaille. Quand nous recevons des épreuves non corrigées, nous ne pouvons pas nous fier aux critiques pour décider si un livre vaut le coup d’être gardé ou non. Nous devons donc tous les lire et je me charge des romans jeunesse. Les garçons ne tricotent pas (en public) sera disponible en librairie à partir du 10 mars 2016. Le synopsis choisi par l’éditeur dépeint Ben comme un délinquant, alors qu’il est un adolescent tout à fait respectueux de la loi. Seulement, il est entouré par des amis qui n’ont d’amis que le qualificatif et qui l’entraînent dans des situations toujours plus stupides les unes que les autres. Et c’est toujours lui qui en fait les frais. Il m’a un peu fait penser à Marty McFLy avec son côté « Personne ne me traite de mauviette. » Sauf que Marty ne tricotait pas. Et que Ben est plus adepte du vélo que de l’overboard. J’ai presque autant détesté les amis de Ben que ses harceleurs. C’est dire s’ils sont sympathiques avec leur vulgarité et leur manque total de respect envers les femmes. Je me suis indignée plus d’une fois à la lecture de nombreux clichés misogynes mais l’histoire est ainsi faite. Elle exagère les caractères sexistes pour renforcer la volonté du personnage principal de cacher sa nouvelle passion dans un premier temps, puis d’affirmer haut et fort que personne n’a le droit de le juger pour ces choix. T. S. Easton aborde ici des thématiques fortes : le harcèlement en milieu scolaire, la pression sociale, les émois amoureux de l’adolescence, les passions qu’on pense inavouables, les relations pas toujours évidentes avec sa propre famille … J’ai passé un excellent moment de détente avec Les garçons ne tricotent pas (en public). Sur ce, je retourne à mes mailles glissées et autres jersey. Ce roman m’a donné envie de sortir mes aiguilles et je ne lui en demandais pas plus.

 

Note : 15

Ce livre en un mot : Divertissant

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Jane Eyre

Titre : Jane Eyre

Auteur : Charlotte Brontë

Editeur : Le Livre de Poche

Prix : 5.10 €

Nombre de pages : 544

 

Quatrième de couverture : Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour… Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succèdent mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n’est écrit d’avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

Mon passage préféré : 

Vous, pauvre et obscure, et petite et laide comme vous l’êtes, je vous conjure de m’accepter comme mari. »

Mon avis : Comment ai-je pu ne pas lire ce roman plus tôt ? Angleterre, 19ème siècle, romance impossible, écriture classique … Tous les éléments qui me plaisent le plus dans une histoire sont présents. Et j’ai attendu près de 25 ans pour faire la connaissance de Jane Eyre. Honte à moi ! Charlotte Brontë décrit à la perfection les relations sociales et la vie quotidienne de l’Angleterre victorienne. Ses personnages sont touchants, drôles, fous ou détestables, mais toujours incroyablement réalistes. J’ai fait l’erreur de lire le résumé de l’éditeur (version différente de celle que je vous propose plus haut). J’ai même failli laisser tomber parce que je venais de lire toute l’histoire en quelques lignes. J’avais le début, le milieu et la fin. Youpi ! Finalement, j’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai conservé tout près de moi pendant presque toute la première partie. L’intrigue est très longue à se mettre en place. Heureusement, les choses ont commencé à avancer par la suite. Sauf qu’à un moment, je me suis rendue compte qu’il ne me restait plus qu’une cinquantaine de pages et que Jane n’était encore arrivée qu’à la moitié des péripéties que l’éditeur lui avait prédites. Je suis ravie d’avoir lu ce classique mais j’ai hâte de découvrir les adaptations cinématographiques dont la vitesse de déroulement de l’action devrait être plus à mon goût. Jane Eyre est l’un des personnages de roman les plus courageux que j’ai pu rencontrer. Comment cette femme a-t- elle réussi à subir toute cette haine et ce mépris dans son enfance ? Par quel miracle l’amertume et le défaitisme de l’ont-ils pas rongée ? Elle ne se laisse jamais abattre. Elle croit en ses rêves, même si elle est consciente de son statut et de l’improbabilité qu’ils se réalisent. Malgré les épreuves de la vie auxquelles elle est soumise, elle conserve, envers et contre tout, son romantisme et sa philosophie. Pour rien au monde elle ne renoncerait à ses principes et une fois qu’elle a pris une décision, elle s’y tient. Je l’admire beaucoup. Rochester, lui, semble avoir toujours eu tout ce qu’il voulait. Et quand les deux protagonistes se rencontrent enfin, il semble que rien ne puisse les rapprocher. Bien entendu, c’est sans compter sur le passé mystérieux du maître de maison et l’invitée surprise du manoir. Le dénouement est très rapide mais l’épilogue (dix ans plus tard) ne laisse pas sur sa faim.

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Romantique

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De fièvre et de sang

Couverture De fièvre et de sang

Titre : De fièvre et de sang

Auteur : Sire Cédric

Editeur : Le Pré aux Clercs

Prix : 18 €

Nombre de pages : 446

 

Quatrième de couverture : Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle … Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ?

Mon passage préféré : 

– Pas avec autant de férocité, non. Il y a une volonté de déshumaniser ces filles au dernier degré. Enlever leur visage, c’est nier leur statut d’être humain. Et je vous rappelle qu’on a jamais retrouvé ces trophées …

– Que le tueur a gardés en sa possession, conclut Ô.

– C’est ce que je crois. Qu’en pensez-vous ? demanda Eva.

Ô soupira.

– Que nous sommes dans la merde.

Mon avis : J’ai adoré ! On m’avait tellement mise en garde par rapport à ce livre en me disant que c’était trop violent pour moi que j’ai presque été déçue. Mais au final, ce que j’en retiens, c’est qu’à part ceux qui compte, les gens sont seulement persuadés qu’ils nous connaissent, sans nous connaître vraiment et que Sire Cédric a un style que j’aime beaucoup. Je ne vais pas me ruer en librairie pour lire tous ses ouvrages, mais s’il apparaît à nouveau dans un challenge, je n’hésiterai pas à continuer ma découverte de cet auteur. Je pense que le côté fantastique de l’intrigue a compté pour beaucoup dans mon appréciation. D’autant plus qu’il est question d’un personnage qui m’a toujours un peu fascinée. Sire Cédric n’a pas de temps à perdre en présentation introductive des  personnages et des lieux. On entre directement dans le vif du sujet. Le suspense est présent du début à la fin du récit et les personnages sont tous dotés d’une personnalité qui m’a fait les apprécier immédiatement. Sauf ce crétin de Deveraux, évidemment. L’atypisme d’Eva lui confère un charme exceptionnel et son passé douloureux qui refait surface nous attire inexorablement vers les tomes suivants. Le charisme impressionnant de Vauvert, ne laissant pas soupçonner la tendresse de son coeur, est particulièrement séduisant. Le style de l’auteur, bien que très sanglant, est agréable et rythmé par des chapitres courts. Le vocabulaire est parfois vulgaire mais courant. J’ai d’abord été surprise par l’emploi de deux temps différents (le passé simple pour les chapitres d’enquête et le présent pour les scènes de torture). Mais c’est très bien vu ! De cette façon, on a vraiment l’impression que le temps s’écoule au ralenti pour les forces de l’ordre qui auraient bien besoin que leurs recherches avancent plus vite et on vit en direct la douleur et les cris des victimes que rien ne semble pouvoir arrêter. Les descriptions sont précises et les images horribles nous viennent facilement en tête. Mais entre l’imagination de notre cerveau et les images par lesquelles nous sommes mitraillés à longueur de journée à la télévision, il y a une grande différence. Notre cerveau se connaît, il sait ce qu’il peut endurer. Notre imagination édulcore les images de violence de façon à ce qu’on sache exactement ce qui se passe, sans pour autant nous rendre malade. Et la part de fantastique de l’histoire rend le tout totalement impossible à envisager dans notre réalité. C’est ce que j’ai le plus apprécié. Ca fiche un peu la trouille, mais on peut s’endormir tranquillement. En sachant que le monstre restera bien au chaud dans son livre. En tout cas, ce monstre-là …

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Excellent

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Révélée

Couverture Révélée

Titre : Révélée

Auteur : Renee Knight

Editeur : Fleuve Noir

Prix : 19.90 €

Nombre de pages : 348

 

Quatrième de couverture : Le livre a simplement été déposé dans sa boîte aux lettres. Sans cachet de la poste, sans aucun message. Depuis qu’elle l’a commencé, Catherine ne dort plus. C’est sa vie qu’elle lit, révélée sur le papier par un inconnu. Un certain E. J. Preston qui sait tout d’elle. Même son secret le mieux enfoui …

Mon passage préféré :

 «  Ça a l’air d’une sacrée histoire, alors je suppose que tu seras absente plusieurs semaines. Je t’ai préparé un sac – j’ai pensé que tu serais pressée de t’en aller. »

Mon avis : Les gens qui me connaissent ou qui me lisent depuis un certain temps savent que j’ai un faible pour les grandes histoires d’amour impossibles et tout ce qui touche à l’univers fantastique. Etant en panne d’inspiration au moment du choix de mon roman à chroniquer pour ce mois de janvier, j’ai dû me tourner vers les nouveautés que nous avons achetées pour la bibliothèque. Et il faut bien avouer que les histoires de coeur ne sont pas du tout du goût de mes collègues. Qu’à cela ne tienne, il est parfois agréable de lire autre chose. Et quand je dis « autre chose », je veux dire « radicalement le contraire de ce que j’ai l’habitude de lire ». Révélée m’a prise dans ses filets dès le premier chapitre. Tout au long de ce thriller psychologique, l’auteur nous fait nous interroger bon nombre de fois sur le déroulement exact des évènements. Et on pense avoir toutes les réponses nécessaires au fur et à mesure. Mais à chaque fin de chapitre, on se rend compte qu’il n’en est rien. Jusqu’au dernier moment, Renee Knight a toutes les cartes en mains. Elle est la seule à détenir la vérité et sa dernière révélation fait l’effet d’une bombe. On alterne entre le point de vue de Catherine avec un narrateur omniscient et celui de Stephen qui parle à la première personne. On ne peut pas vraiment dire que Catherine soit le personnage principal de cette histoire. A mon avis, ils sont au moins aussi importants l’un que l’autre. Au départ, il ne semble pas y avoir de rapport entre eux. C’est à peine s’ils sont conscients de l’existence de l’autre. On évolue à leurs côtés et on comprend petit à petit ce qui les lie, toujours en obtenant les bonnes informations au compte-goutte. Le récit est rythmé par l’alternance de leurs points de vue et de ceux des autres personnages, ainsi que par les flashbacks et les extraits tirés du livre. En règle générale, dans un thriller psychologique, ce sont les personnages qui sont manipulés. Là, on a le sentiment que c’est le lecteur lui-même qu’on manipule ! On est tellement convaincu de connaître l’histoire comme si on l’avait vécue qu’on se sent trahi à la découverte de ce qui s’est réellement passé. Les personnages qu’on détestait deviennent ceux qui nous font de la peine. Ceux dont on approuvait les actes nous répugnent. On est tellement surpris qu’on revient en arrière dans sa lecture pour savoir à quel moment on s’est trompé. L’auteur a su adapter son style en fonction des personnages qu’elle voulait faire parler et on ne peut clairement pas poser Révélée avant d’en connaître la fin. Pour un premier roman, c’est une belle réussite !

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Grisant

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Minuit !

Couverture Minuit ! : 12 histoires d'amour à Noël

Titre : Minuit ! 12 histoires d’amour à Noël

Auteur : Collectif, anthologie de Stephanie Perkins

Editeur : Gallimard Jeunesse

Prix : 21 €

Nombre de pages : 486

 

Quatrième de couverture : La neige, les fêtes, les longues soirées d’hiver. C’est le moment de tomber amoureux ! Humour, émotion, coups de foudre et étincelles … l’amour sur tous les tons par les 12 meilleurs auteurs de la littérature ado.

Mon passage préféré :

Si vous cherchez toutes les villes américaines qui s’appellent Christmas (c’est bon, tout le monde a besoin d’un passe-temps), vous ne trouverez pas l’endroit où j’habite. Ce n’est pas une ville. A peine une sortie d’autoroute.

Vous ne trouverez pas Angel, tout sourire et débordant de fierté, en train de présenter ses nouveaux tableaux, les premières décorations qui n’ont rien à voir avec Noël, accrochés aux murs du restaurant. Vous ne trouverez pas Lorna en train d’organiser un club de lecture et de demander son avis à Ben sur ce qu’on pourrait grignoter. Vous ne trouverez pas Rick, ma mère et moi assis sur le canapé en train de regarder le DVD de Bonanza doublé en espagnol que nous lui avons offert pour son anniversaire.

Vous ne trouverez pas non plus Candy, Et, à ce propos, Jerry non plus ne la trouvera pas.

Et vous ne nous trouverez pas, Ben et moi, assis sur le toit, en train de parler, de rire et de faire des projets dans notre bled chaleureux, amical et plein d’espoir.

Mais cela n’a pas d’importance si vous ne trouvez pas mon patelin, mon chez-moi.

Parce que moi, je l’ai trouvé.

Mon avis : J’adore Noël et les histoires d’amour. Dans ces conditions, comment ne pas me jeter sur ce livre ? Il s’agit d’un recueil de 12 nouvelles écrites par 12 auteurs de littérature de jeunesse. Elles partagent toutes la même période et le même thème : l’amour pendant les fêtes de fin d’année. Il ne s’agit pas seulement de Noël. On célèbre aussi le nouvel an, Hanouka ou encore le solstice d’hiver. On découvre d’autres cultures et c’est très intéressant. Il ne s’agit pas non plus uniquement de l’amour romantique entre deux personnes. On parle également de l’amour que portent les parents à leurs enfants et réciproquement, de l’amour que portent les enfants à leurs parents. On plonge dans les sentiments profonds d’une belle amitié et dans les sensations incroyables prodiguées par une activité qui nous passionne, par nos croyances, nos traditions. Le nombre de personnages rencontrés est assez impressionnant et tous sont très différents les uns des autres. Qu’ils ne se connaissent pas, qu’ils soient en couple du même sexe ou non, de la même famille ou amis, chacun a sa propre histoire, sa propre personnalité. Et ils sont tous entourés de la magie de cette ambiance si particulière propre aux festivités de chaque fin d’année. Certaines nouvelles auraient mérité d’être un peu plus longues et l’une d’elles en particulier ressemblait plus au premier chapitre d’un roman. Je ne suis pas vraiment friande de ce format. Je préfère les romans qui laissent plus de temps pour s’attacher aux personnages et s’imprégner de l’ambiance. Sauf que pour une fois, il suffisait de regarder dehors pour plonger dans le décor. C’était appréciable. Même si tous ces récits ne m’ont pas entièrement séduite, que ce soit dû à l’histoire elle-même ou au style de l’auteur, Minuit reste un bon livre dont on peut se délecter au fur et à mesure des aventures éclairées par un bon feu de cheminée ou les guirlandes du sapin de Noël, enveloppé dans un plaid bien chaud et une tasse fumante de cacao à la main pendant que les flocons de neige glissent le long de la fenêtre.

 Note : 15/20

Ce livre en un mot : Léger

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Captive, tome 1 : Les nuits de Shéhérazade

Couverture Captive, tome 1 : Les nuits de Shéhérazade

Titre : Captive, tome 1 : Les nuits de Shéhérazade

Auteur : Renée Ahdieh

Editeur : Hachette

Prix :  18 €

Nombre de pages : 425

 

Quatrième de couverture : Chaque soir, le jeune calife du Khorassan prend une nouvelle épouse ; chaque matin, il la fait assassiner. Consciente du terrible sort qui l’attend, Shéhérazade se porte pourtant volontaire : elle est prête à tout pour venger les récentes épousées, et en particulier son amie d’enfance Shiva. Chaque aube est une menace de mort mais la jeune fille échappe jour après jour à l’exécution en narrant des contes à rallonge au calife. Chaque jour, Shéhérazade tisse une stratégie pour tuer celui qui est désormais son époux. Mais ce qui se trame aussi, c’est l’amour qu’elle se met peu à peu à éprouver pour lui …

Mon passage préféré : 

– Je ne veux voir l’aube qu’avec toi.

Mon avis : Coup de cœur ! Dès la fin du second chapitre, j’ai su que ce roman serait exceptionnel. Le décor est incroyable. Renée Ahdieh emploie les mots justes. Les senteurs, les saveurs, les tissus et le langage nous transportent en Iran en un battement de cils. En fermant les yeux, j’ai pu respirer le sable chaud, goûter le lavash, sentir la douceur du shamla de Shéhérazade glisser sur ma peau et comprendre d’instinct cette langue si sensuelle. Apparemment, ce livre aurait fait un buzz à sa sortie et était attendu par beaucoup de monde. Avant de le voir apparaître dans la liste des sorties du mois de septembre, je n’en avais jamais entendu parler. Et c’est bien évidemment sa couverture sublime qui m’a attirée, dans un premier temps. Inspiré des contes des Mille et une nuits, ce premier tome n’est pas un livre d’action. Il ne se passe pas grand-chose en dehors des interactions entre les différents personnages, jusqu’aux derniers chapitres. Mais ce n’est absolument pas rébarbatif. Tous les personnages sont tellement intenses et les sentiments qui les lient sont profonds et irrévocables. On rit avec eux, on souffre avec eux. La plume de l’auteur est fluide et le vocabulaire en langue étrangère est expliqué au fur et à mesure par des notes en bas de page. Du fait de l’époque à laquelle se déroule l’histoire, le langage est plutôt soutenu, ce que j’adore. Le récit est écrit à la troisième personne mais il arrive que le lecteur se retrouve directement plongé dans les pensées de certains personnages. Les réparties de Shéhérazade sont drôles et cinglantes. A chaque fois qu’elle parle, c’est jubilatoire. On navigue entre l’histoire d’amour, les conflits politiques et la magie. A plusieurs reprises, je me suis dit que ce dernier thème n’avait pas vraiment sa place dans l’histoire. Cette part de fantastique est cependant essentielle. La malédiction qui pèse sur Khalid est claire dès le départ mais on en ignore les raisons jusqu’à la dernière partie du récit. La suite est prévue pour le mois de mai 2016 aux Etats-Unis. J’ai hâte de retrouver Shéhérazade et Khalid dans ce second tome qui promet d’être plus riche en action, magie et amour.

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Dépaysant

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La cité des livres qui rêvent

Couverture La Cité des Livres qui rêvent

Titre : La cité des livres qui rêvent

Auteur : Walter Moers

Editeur : Panama

Prix :  23 €

Nombre de pages : 455

 

Quatrième de couverture : « Ici commence l’histoire. Elle raconte comment je suis entré en possession du Livre sanglant, comment j’ai atteint l’Orm. Cette histoire n’est pas destinée aux lecteurs au cuir tendre et aux nerfs fragiles – à qui je recommande d’emblée de reposer cet ouvrage. (…) Oui, je parle d’un pays où la lecture peut rendre fou. Où les livres risquent de blesser, d’empoisonner, et même de tuer. Seul celui qui est prêt à accepter le risque de me lire, à mettre sa vie en jeu pour avoir sa part de mon histoire, doit me suivre jusqu’au prochain paragraphe. (…) Mais ne perdons pas plus de temps et entamons notre périple. Car il s’agit bien d’un voyage qui nous mènera à Bouquinbourg, la Cité des livres qui rêvent. » Le récit fantastique, onirique et horrifique d’Hildegunst Taillemythes, jeune dragon et poète qui bravera tous les dangers des catacombes de Bouquinbourg, hantées par le Roi des ombres, pour retrouver l’auteur du manuscrit « parfait ».

Mon passage préféré : 

Je feuilletai.

Page 312. Pas de texte.

Page 330. Pas de texte.

Page 333. Effectivement il y avait de tout petits caractères. Je posai ma main sur le papier, plissai les yeux et m’approchai. Une fraîcheur étrange envahit le bout de mes doigts. Sur cette page et celle qui lui faisait face, la même phrase apparaissait, sans cesse répétée : Vous venez d’être empoisonné.

Mon avis : Si la diversité impressionnante des créatures créées par Walter Moers peut paraître confondante, elle n’en est pas moins incroyablement intéressante. On est continuellement à l’affût de nouvelles informations sur ces monstres plus ou moins attachants. Les descriptions sont nombreuses mais très bien écrites et pas du tout assommantes. Les illustrations en noir et blanc sont presque terrifiantes à certains passages. L’ambiance parfois très oppressante et le vocabulaire farfelu laissent à penser que ce roman est plus adapté aux adultes qu’aux enfants. Disons que seuls les plus courageuses de nos chères têtes blondes sauront l’apprécier. Le point de vue du personnage principal est tellement réaliste qu’on en oublierait presque qu’il s’agit d’un dragon. A un moment, j’ai eu l’impression que ma lecture n’en finissait pas. Je me suis finalement rendue compte qu’en réalité, je ressentais les mêmes émotions que le héros. C’était comme si je ne sortirais jamais plus des catacombes. Cette histoire m’a touchée et pas seulement parce qu’elle est une ode aux livres et à toute forme de littérature réelle ou imaginaire. J’ai ri, frissonné, eu les larmes aux yeux. Dès le début, on comprend que le récit est en fait le premier roman d’Hildegunst Taillemythes, après qu’il ait été touché par l’Orm. Je trouve cela plutôt prétentieux de la part de l’auteur étant donné que l’Orm est sensé alimenter les meilleures histoires de tous les temps. Mais après tout, cette quête de la perfection est le but ultime du voyage d’Hildegunst et j’ai pris énormément de plaisir à l’y suivre. Véritable OVNI littéraire, La Cité des Livres qui rêvent s’adresse avant tout aux amoureux des livres qui, bien que réticents au début, refermeront leur roman avec la même émotion que le grand Hildegunst Taillemythes après sa lecture des ouvrages de la bibliothèque de l’Orm.

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Inclassable

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